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Un doux parfum nauséabond

Qu'est ce que l'identité nationale ?
Le simple fait qu'on me pose la question me semble déjà suspect. Quand on commence à se demander ce qui fait qu'on appartient à une nation plutôt qu'à une autre, il ne faut pas grand chose pour dire qu'untel ne répond pas aux critères de "l'identité nationale" et encore un petit effort pour lui retirer le droit d'être Français.
Prenons des exemples pour être plus clair.
Pour moi, la seule chose qui pourrait me rendre fier d'être Français, c'est l'idéal inscrit sur le fronton de nos mairies. Rien d'autre. et je mets du conditionnel car comme ce n'est qu'un idéal et loin d'être une réalité, je ne suis pas fier (ni honteux)d'être Français.
Mais, on pourrait dire que l'identité Française, c'est respecter les lois de la république. Mais que faire quand ces lois vont à l'encontre de l'idée de liberté, de la notion d'égalité, de l'idéal de fraternité ?
Vais-je bientôt être considéré comme un mauvais Français si j'héberge un sans papier comme était un mauvais Français celui qui donnait asile aux juifs ?
Posez-vous la question sur la finalité de ce triste débat aux relans nationalistes dans ce qu'il a de plus bas.
Si je demande aux gens de débattre sur un sujet tel que : quels sont pour vous vos critères à propos de... (tout ce que vous voudrez) n'est ce pas au final pour en sortir une règle commune. Et donc, que fera-t-on de ceux qui ne répondent pas à la règle ?
Et si ce n'est pas pour en sortir cette fameuse règle qu'elle peut-être l'autre raison ?
Recruter chez les pétainistes (euh lepeniste, pardon) ?
Souder les franchouillards de tout poil derrière la bannière Sarkozy ?
N'en doutez pas, une certaine proportion de nos hommes politiques de droites (et de gauche) sont profondément racistes. D'un racisme qui n'est pas haineux, mais extrêmement condescendant. La certitude encrée d'une certaine supériorité. Lisez le livre d'Azouz Begag (le mouton dans la baignoire) et vous comprendrez ce que je veux dire. Il a été ministre dans un gouvernement de droite au côté de la clique Sarkozyste. Ce qu'il raconte est véritablement édifiant !
Et ça continue : du parachutage de la Rama Yade dans une circonscription où, lui a-t-on dit, elle fera plus couleur locale, en finissant par cette diatribe de l'inénarrable Raout sur les propos de Marie Ndiaye.
Quand on est noir et que la France nous fait l'honneur de nous récompenser, on doit fermer sa gueule : voilà le message délivré à madame la ministre et l'écrivaine. Ne parlons pas, en plus, du fait que ce sont des femmes qui se permettent ce genre de truc.
et le pire dans tout ça, c'est que j'ai la conviction qu'une très grande proportion de la population (si ce n'est la majorité) pense comme eux.
Lu sur le Forum D'ilv à propos de "l'affaire" Marie Ndiaye: http://www.inlibroveritas.net/forum/sujet3553-page1.html
"Cependant, et ceci est un avis personnel, j'en ai marre que l'on stigmatise mon pays en disant qu'il est "monstrueux". C'est faire insulte à ceux qui se battent au prix de leur vie contre les états africains de didacture par exemple. Dire que la France est un pays monstrueux, c'est scandaleux."
"Le Goncourt ayant une portée significative (à tort) sur l'étendard culturel et largement politique de la France, il y a à mon avis une grande contradiction d'accepter les honneurs de ceux que l'on dénonce... Je vais faire une analogie peut-être pas la meilleure mais si elle choque dans la caricature, j'ai une chance de mieux me faire comprendre : si elle déteste à ce point ce pays pour "la route" qu'il prend (et je signale encore une fois que je suis une opposante active au régime sarko, y compris sur le terrain, pour avoir pris quelques coups lors de manifs contre l'extradition des sans papiers, points de suture sur mon pauvre crâne en guise de preuve...). Que diriez-vous, si en d'autres temps, elle avait acceptée le Goncourt sous le régime de Vichy ? "
Ma réponse :
Si un écrivain avait eu l'opportunité de saisir, sous Vichy, un moyen de déclarer à la face du monde ce qu'il pensait de ce régime, j'aurais applaudi des deux mains et des deux pieds ! Je trouve parfaitement cohérent que la lauréate du prix Goncourt profite de cette opportunité pour dire ce qu'elle pense de la France telle qu'on veut nous l'imposer, avec des débats puants. Elle n'a jamais dit que la France est monstrueuse, mais que cette France-là est monstrueuse, et je suis entièrement d'accord avec elle. Continuons dans l'analogie de Vichy : Cette France-là n'était-elle pas immonde ? Peut-on blâmer ceux qui à l'époque ont choisi de s'expatrier ?
Alors, bien sur, on me dira que j'exagère, que la France actuelle n'est pas celle de Vichy. Et on aura parfaitement raison. Mais on ne m'empêchera pas de sentir un glissement vers un horizon plus glauque. Il faut voir plus loin, et ceux qui ouvrent ce genre de débat voient plus loin. Ces gens-là ont des chiffres. Ils savent que l'immigration va forcément exploser. Les réfugiés climatiques seront bientôt des millions. Où croyez-vous qu'ils iront chercher un coin de ciel bleu (ou plutot de ciel gris car c'est de l'eau qu'ils voudront) ? Ils savent tout celà, et ils vous préparent déjà aux conflits qui vont venir. Au lieu de penser la planète, il pense le territoire. Défendre leur bout de gras.
La grande manipulation est en marche. elle vise à nous préparer à la guerre. La vraie. Celle avec des canons, des balles, des explosifs, et probablement d'autres armes beaucoup plus dégueulasses. On vous dira : c'est eux ou nous, et la plupart auront déjà été convaincus par le matraquage intellectuel que est en train de nous tomber dessus. La fraternité, cet idéal que, personnellement, je place en premier, cet espoir qu'un jour nous puissions nous accepter les uns les autres, humains et non humains (eh oui on ne se refait pas), ce soucis du bien être de l'autre autant que du sien, ce dos tourné à la compétition au profit de la coopération, cette fraternité-là, ils n'en ont jamais voulu et il n'en voudront jamais.
Savez-vous qu'elle a été une des plus grandes conséquences politiques de la première guère mondiale ?
Le coup d'arrêt brutal de l'internationnalisme du monde ouvrier. Autrement dit, la fin d'un début de conscience qu'il y a une chose supérieure à l'idée de nation. Après l'armistice l'ouvrier français haïssait à nouveau l'ouvrier Boche et réciproquement. et tout le monde était content. Cette guerre est arrivée pile au bon moment pour casser un mouvement pour au moins un siècle.
Un siècle plus tard, un nouveau mouvement est en train d'émerger. Une nouvelle conscience qu'il y a des intérêts supérieurs à ceux de la nation : l'écologie planétaire.
Pensez-vous un seul instant qu'ils vont laisser ce courant s'étendre ?
Voilà pourquoi, quand j'entend parler Besson, Raout et Hortefeux, inexplicablement, un doux parfum nauséabond, envahit mes narines.

Dernière modification le : 17/11/2009 @ 12:28
Catégorie : Aucune

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très bien pour allumer le feu

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